Les limites du réemploi dans la restauration rapide

Le rapport The Complex Reality of Reusable Packaging in Europe, publié par McDonald’s, constate que les emballages réutilisables n’apportent pas de bénéfice environnemental global par rapport aux emballages à usage unique. 

Focus News

  • Par Martine DELEFOSSE

Le rapport The Complex Reality of Reusable Packaging in Europe, publié par McDonald’s à partir d’une analyse indépendante de PwC, évalue les impacts environnementaux, économiques et opérationnels des emballages réutilisables dans la restauration rapide en Europe. L’étude compare plusieurs pays (France, Allemagne, Pays-Bas) et modélise des scénarios à l’horizon 2030 au regard du futur règlement européen PPWR.

L’un des principaux constats est que, dans les scénarios étudiés, les emballages réutilisables n’apportent pas de bénéfice environnemental global par rapport aux emballages à usage unique. Dans certains cas, leur déploiement tel que prévu par le PPWR conduirait même à des impacts négatifs, notamment une augmentation des déchets plastiques liée au poids et à la composition des contenants réemployables.

L’efficacité du réemploi dépend quasi exclusivement du nombre réel de rotations, lui-même conditionné par le retour effectif des emballages par les consommateurs. Or les taux observés restent faibles : lorsqu’ils sont proposés en option, moins de 4 % des clients les choisissent et le nombre moyen d’utilisations est limité à 2 ou 3 cycles. En France, où le réemploi est imposé sur place par la loi AGEC, on atteint environ 34 utilisations, loin du seuil de plus de 100 cycles nécessaire pour égaler l’impact des emballages à usage unique en 2030.

Le rapport souligne aussi les contraintes pour le consommateur : consigne, stockage, retour, perte de flexibilité pour des usages nomades. Même les systèmes de consigne ne suffisent pas à garantir des taux de retour élevés. En conclusion, l’étude plaide pour une approche pragmatique : poursuivre l’amélioration des emballages à usage unique à base de fibres, renforcer collecte et recyclage, et ne pas opposer solutions environnementales et réalité des usages.

 

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