La filière du carton ondulé confirme la baisse de grammage de ses emballages
Alors que la filière du carton ondulé évolue dans un contexte économique particulièrement tendu, elle confirme une tendance de fond à l’allègement de ses emballages, le grammage moyen étant passé de 580 g/m² en 1995 à 487 g/m² en 2025, soit une réduction de 16 %.
Green Zone

- Par Martine DELEFOSSE
Alors que la filière du carton ondulé évolue dans un contexte économique particulièrement tendu, marqué par une demande insuffisante dans plusieurs secteurs clients, des coûts de production durablement élevés, notamment pour l’énergie et les intrants, ainsi qu’une visibilité économique dégradée dans un environnement international instable, elle poursuit néanmoins ses investissements en matière d’innovation et d’éco-conception.
La filière confirme ainsi une tendance de fond à l’allègement de ses emballages. Sur le long terme, le grammage moyen est passé d’environ 580 g/m² en 1995 à 487 g/m² en 2025, soit une réduction de 16 %. Stabilisée en 2025 autour de ce niveau, cette baisse témoigne d’un haut degré d’optimisation, sans compromis sur les performances de protection et de résistance des emballages.
Au-delà du seul indicateur de grammage, ces progrès s’inscrivent dans une approche globale de l’éco-conception. La filière met tout en œuvre pour concevoir des emballages au plus juste des besoins, en optimisant le couple produit-emballage et en limitant les surdimensionnements. Cette évolution résulte d’un travail continu d’innovation et d’amélioration des procédés. En 2025, la filière a mené des milliers d’études et a déposé environ 19 brevets, permettant d’affiner les architectures, de réduire les espaces vides et d’adapter les formats aux nouveaux usages, notamment dans le e-commerce. Le travail engagé sur la réduction des volumes se traduit également par une optimisation des espaces vides, en particulier dans les flux logistiques. Cette démarche a permis d’améliorer le taux de remplissage et d’anticiper les objectifs européens qui visent à plafonner à 50 % le vide dans les emballages de transport et de distribution à horizon 2030.
Ces avancées ont permis de réduire concrètement la consommation de ressources. La filière a poursuivi en parallèle ses efforts sur la composition des emballages, avec en plus des papiers à plus faible grammage, des encres à l’eau, des colles en quantités limitées et compatibles avec le recyclage et des innovations en termes d’architecture, de substitution des emballages plastiques ou de solutions monomatériaux.
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